Mommy : coup de poing cinéphile dans ta face

Il y a eu Star Wars, Forrest Gump, Gladiator, Blood Diamond, Drive, Gravity… puis Mommy. Lorsque j’ai vu ces films pour la première fois, j’ai ressenti un frisson. Celui des grandes scènes de cinéma. Cette réplique. Ce jeu. Cette musique. Ces couleurs… Mommy fait partie de ces films qui m’ont donné une gifle émotionnelle et je ne sais pas comment te la décrire simplement.

Qu’est-ce qui fonctionne si bien avec ce film ? Est-ce le format carré de l’écran ? L’accent québécois à te décourager de t’installer vivre là bas tant tu n’y comprends rien (merci les sous-titres écrits par Dolan himself) ? Ou encore cette mère courage somptueuse, ses ongles pailletés et son franc parler qui te font passer du comique au pathétique ? Elle tient tête à ce fils psychotique, Steve, si charismatique et si violent à la fois. Oh oui, ils font rire, et encore plus lorsque leur vie croise celle de Kayla, la gentille voisine dépressive et bègue. Ils sont tous les trois « cassés » mais ensemble, ils se reconstruisent.

Mommy, c’est aussi un film de scènes fortes dans laquelle la musique s’élève au rang de personnage. Colorblind à fond, te voilà en train de suivre Steve sur son skateboard à travers les rues de la banlieue de Montréal. Et tu n’as qu’une envie : qu’il s’en sorte.

Il y a aussi ce moment dans la cuisine pendant lequel Céline Dion retentit. Ils dansent, ils sourient, ils s’aiment. Tu ne pensais pas un jour ressentir un tel frisson sur une chanson de Céline Dion et pourtant !

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Plus tard, c’est Wonderwall qui prend le relai émotionnel. Arrive alors l’une des meilleures idées du film qui te procure une sensation de liberté, comme si tu volais. L’espace se fait et tu vibres lorsque le gamin s’exclame, hilare, « liberté !« .

Puis l’enfermement à nouveau. Jusqu’à cette scène quasi finale et pleine d’espoir. Tous ces moments volés défilent, entre images floues et musique de Ludovico Einaudi. Tu arrêtes de respirer, ton ventre se noue et tu retiens les larmes face au désarroi de cette mère qui aura tout essayé.

Mommy est à voir sur grand écran. Pour saisir le pouvoir qu’apporte le format carré au film. Pour apprécier la bande son. Pour être saisi lorsque Steve repousse les frontières de l’écran. Ne le manques pas.

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Une réponse à “Mommy : coup de poing cinéphile dans ta face

  1. J’étais un peu dubitative au départ. J’avais pas vraiment entendu parler du film, mais une amie voulait vraiment aller le voir et j’y suis allée avec elle et comme tu l’as dit, c’est un vrai, bon gros coup de poing. Ton article résume parfaitement ce que j’en ai pensé. Rarement un film m’aura aussi émue (avec Céline Dion en plus) ! Merci d’en parler avec autant de pertinence, comme d’hab !

    Marie (du forum loufoque d’il y a longtemps :P )

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