J’ai testé : les 5 premières années de la vingtaine

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L’horloge a sonné. Je peux checker le premier quart du diagramme de la vie. Depuis la fin de mes études supérieures, en septembre 2011, j’ai l’impression d’avoir vécu plus de choses en deux ans que pendant toute mon adolescence. Certes, je n’ai que 25 ans, ma vie est devant moi et de nombreux apprentissages m’attendent. Pourtant, je trouve que le début de la vingtaine n’est pas un âge facile à vivre tant il est riche en expériences, joies et difficultés.

Cet anniversaire symbolique est donc l’occasion de me plier à un effet de mode : faire une liste des acquis appris depuis l’entrée dans la vingtaine. Petite précision quand même : ce texte n’est pas entièrement basé sur ma vie, de nombreuses situations vécues par mes amis m’ont également inspirée. Un seul constat s’impose, à prendre avec humour : qu’il était beau le temps de l’innocence !

1. Ta tête est encore plus un sac à noeuds qu’à l’adolescence

Le début de la vingtaine rime avec premier job… et première porte blindée dans la face. Sur le marché du travail, personne ne t’attend. La chute est fatale. Soit la chance est au rendez-vous et le stage de fin d’études se transforme en contrat, soit Pôle Emploi devient ton ami intime. Pourtant, même pour ceux ayant un travail, tout n’est pas rose. Ton job t’ennuie peut-être déjà à mourir… Ou peut-être qu’il ne t’épanouit tout simplement pas. Et que faire maintenant, après 5 années d’études ? Si seulement tu avais suivi ta passion ! Détrompe toi car tout n’est pas simple pour ce clan. Ils sont passionnés, oui, mais beaucoup ont apparemment la même passion qu’eux. Pour se démarquer, la route est longue et semée d’embuches. Au final, quelle que soit la situation vécue, le même bazar règne dans ta tête. Ai-je bien fait de faire ces études ? Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je suis nul ? Est-ce que je vais enfin avoir la même chance que ceux qui ont décroché ce fichu CDI ? Pourquoi je ne suis pas heureux alors que j’ai ce fichu CDI ? Pourquoi je reste coincé dans un boulot qui ne me plaît pas ? Pourquoi je galère alors que j’adore mon métier ?

2. Tu as connu ton premier drame sentimental

Du temps de l’adolescence, tu te croyais exceptionnel. C’était sûr, un jour, tu rencontrerais une personne et tout serait évident. Bien sûr qu’elle t’aimerait à la folie, te soutiendrait et serait toujours là pour toi. Un coeur brisé plus tard, tu es devenu cynique. Tu ne sais plus trop ce que tu recherches chez le partenaire idéal alors tu tentes au gré de tes envies… Tu réalises que trouver une personne qui ne te lâchera pas la main est très rare. Trop rare.

3. Ton compte en banque est moins garni que tes espérances

Toi aussi on t’a fait miroiter des beaux salaires en école de commerce ou d’ingénieur ? Oublie deux secondes tes prétentions and back to reality. Être prétentieux ne te mènera nulle part. Tu dois d’abord faire tes preuves. C’est la douche froide. Le loyer hors de prix et l’éventuel remboursement de l’emprunt étudiant ont raison de ton portefeuille. Les sorties qui s’enchainent après le travail, ça sera pour plus tard car il faut bien te nourrir. D’autres restent vivre chez les parents. A 25 ans, ça commence à être difficile, surtout lorsque tu réalises que ton père s’est marié quand il en avait 26… Ca calme.

4. Tu vois ta candeur et ta spontanéité comme des atouts à préserver 

Picasso disait : « On met longtemps à devenir jeune« . Quand tu étais petit, tu ne rêvais que d’une chose, grandir. Aujourd’hui, l’âge adulte est synonyme de responsabilités, crise économique, prises de tête et factures. Tu veux conserver ta jeunesse éternelle, cet optimisme et son romantisme qui la caractérisent. Tu restes bloqué quelque part dans une zone indéterminée, à mi chemin entre l’adolescence et l’âge adulte. L’engagement, les projets à long terme : tout ça te fait peur. Tu veux profiter de ta jeunesse et la protéger en ne laissant pas les difficultés de la vie la raccourcir.

5. Tu as perdu quelques amis

A la sortie du lycée, tu as fait la promesse à tes amis de classe de rester en contact avec eux. Quelques années plus tard, tu as refait la même promesse à la fin de tes études supérieures. Aujourd’hui, tu réalises que peu sont restés près de toi et que sans Facebook, tu n’aurais plus aucun contact avec la majorité. C’est normal, les amis proches se comptent sur les doigts des deux mains. La vie t’a changé et tu t’es éloigné de plusieurs personnes sans vraiment le vouloir, ni même le réaliser. C’est la vie.

6. Tu voyages autant que possible

Si tes études te l’ont permis, tu es parti à l’autre bout du monde. Tu y as découvert une nouvelle culture et de nombreuses personnes. Tout n’a pas été simple mais tu étais heureux. Depuis, tu as la bougeotte. Souvent, tu rêves d’évasion et tu consultes les offres Air France. Une année sans partir à l’étranger te paraît impossible. Quand ta vie t’énerve, tu t’imagines en road trip près de la Louisiane, sur les traces du jazz. Tu aimerais avoir le courage de tout plaquer pour vivre ce rêve mais ce n’est pas aussi simple. Au lieu de cela, tu regardes des photos paradisiaques sur Internet et tu te consoles avec des séjours plus courts à l’étranger.

7. Tu commences à comprendre que tu ne dois pas agir pour plaire à tes proches ou à la société, mais pour toi

La pression de la société et de tes proches, le regard des autres, les objectifs à atteindre… Au final tout ça pour quoi ? Tu te le demandes souvent. Tu as validé l’étape études supérieures. Désormais, le plus dur est devant toi. Le CDI, l’appart, être en couple… et tu peux faire confiance à ta grand-mère pour te le rappeler. « Le temps file tu sais !« . Tu en prends conscience car tu as l’impression que tu soufflais tes 20 bougies hier… Bientôt, il faudra te marier, faire des gosses, rembourser ton emprunt immobilier et t’occuper des gamins en rentrant du boulot. Mais est-ce que tu as réellement envie de cette vie ? Toi, tu désires quoi réellement ? Tu ne vis pas pour les autres mais pour toi. Suis tes envies, ne te conformes pas toujours au moule dans lequel la société veut te caser. Tu es jeune, c’est ta force !

9. Tu apprécies les moments tranquilles, loin de l’agitation permanente

Rien de mieux qu’une bonne soirée geek devant une série. Breaking Bad, Game of Thrones, The Walking Dead, Homeland, House of Cards, Orange is the New Black, Dexter, The Big Bang Theory, How I Met Your Mother, The Borgias, Once Upon a Time, True Blood… Ton emploi du temps est tellement booké que tu ne sais plus par quoi commencer ! Ah si, peut-être une tisane verveine, un carré au chocolat et une bonne couette. Do not disturb !

10. Tu es épris de liberté mais coincé dans tes contradictions

Ne serais-tu pas plus heureux à vendre des cocktails dans un bar flottant sur des noix de coco à l’île Maurice ? Peut-être mais ce n’est pas envisageable car la grand-mère s’en étoufferait de stupéfaction et les parents en pleureraient d’avoir dépensé autant d’argent dans tes études. « La liberté, ça sera pour plus tard, quand tu seras retraité !« . Sauf que ta retraite, tu ne la toucheras jamais… Ce système dans lequel tu devrais te conformer te fatigue. Pourtant, sans tout envoyer en l’air, trouver des solutions pour te sentir libre est assez simple. Encore faut-il oser te lancer.

11. Tu poses les premières bases de ton réseau professionnel

Le fameux réseau ! Pendant toutes tes études supérieures, on te l’a répété. « Le réseau, c’est primordial !« . Quelques galères et boulots plus tard, ça y est, tu commences à te le constituer ce réseau. Tu en es fier et tu as raison !

12. Tu réalises que tes 5 années d’études n’étaient pas forcément le bon plan

On t’a fait croire que les études supérieures te protègeraient de tout. Surtout, ton diplôme ferait la différence. Erreur. Être débrouillard, volontaire, travailleur, atypique, passionné, doué, charmeur et oser, voilà les critères qui te serviront. Ton diplôme, aucune entreprise ne te l’a demandé pour vérifier l’exactitude de ton CV. Vu le prix qu’il t’a coûté, tu aurais au moins aimé le sortir de temps en temps de sa pochette cartonnée…

13. Tu flippes en voyant tes premiers amis se marier

L’épidémie de l’été dernier t’a paru interminable : des photos de mariage presque tous les week-end ! C’est dans ce genre de moments que tu te demandes ce que tu pouvais bien faire pendant que ces personnes se rencontraient… Ah oui, tu faisais la fête comme un débile…

14. Tu as payé tes premiers impôts

Au début, c’est rigolo parce que nouveau. Tu arrêtes de rire quand tu découvres le montant. Mais comment est-il possible de payer cette somme ? Depuis, tu n’as jamais prêté autant attention aux news lorsque tu lis ou entends « augmentation ou baisse d’impôts »… et tu réalises que les diminutions ne te concernent jamais. Eh oui, il fallait te marier que veux-tu !

15. Tu ne sais plus quand tu peux te considérer en couple

Mais justement, se marier ce n’est pas pour tout de suite car aujourd’hui, être en couple relève du parcours du combattant. Coup d’un soir, plan cul, sex friends, relation non sérieuse, relation sans fidélité, relation à distance : tu t’y perds toi-même ! Depuis quand les relations sont-elles devenues si compliquées ? Tu ne le sais plus très bien… Pourtant, le romantisme, tu  y crois encore. Un jour, tu la trouveras la bonne personne et avec un peu de chance, je vous en parlerai d’ici cinq ans, dans l’article « J’ai testé les cinq dernières années de la vingtaine ».

Face au buzz de cet article, je n’ai pas pu m’empêcher de rédiger un nouveau texte sur ce phénomène qui semble traverser les frontières. Et si certains sont intéressés pour venir me relire, sait-on jamais, voici la fan page Facebook Geekette in the city toute neuve. Merci à tous ! :)

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61 réponses à “J’ai testé : les 5 premières années de la vingtaine

  1. Réaliste sans être cynique
    Optimiste sans être insouciante
    J’adore, comme toujours.

    Et au fait, dès que tu pars direction l’ïle Maurice checker des noix de coco et du rhum vanille, appelle moi ! Je viendrais t’aider à monter la paillote ;)

    • Il se trouve que je suis originaire de l’ile Maurice et je peux vous assurer que la vie dans notre ile est loin d’être un rêve éveillé… ni même un rêve tout court! Pour la grosse majorité d’entre nous, les noix de coco et le rhum vanille, c’est du passé; ce sont des privilèges réservés aux riches et aux expatriés francais et sud-africains. Pour tous les autres, c’est metro-boulot-dodo et salaire de misère. Lla même chose qu’en Europe en gros. J’ai moi-même fui le pays (temporairement pour l’instant; je cherche à le fuir de maniere permanente mais pas facile quand votre passeport vous ferme quasiment toutes les portes a l’étranger). J’espere que vous ne fermerez pas les yeux sur ces réalités quand vous le visiterez et que vous vous renseignerez dessus. Il n’y a rien de pire que de voir des visiteurs contribuer à véhiculer une image faussement idyllique de notre pays.

      Pour le texte lui-même, rien à dire, sinon que son réalisme froid dépasse la réalité! Du grand art!

      • Merci pour ce commentaire vraiment instructif ! C’est vrai que vu de France, l’île Maurice est un peu le cadre de rêve. Je ne doute pas qu’y vivre quotidiennement est bien autre chose que le séjour touristique. Je vois plus qu’une seule solution : venez les amis, on va tous s’installer sur la Lune :D

      • Je suis aussi mauricienne et je ne suis pas d’accord avec toi!J’ai fait 5 ans d’études en france, je suis rentrée sur l’île il y a 1 an et je peux t’assurer que l’île Maurice est vraiment Paradisiaque: j’ai adoré mon séjour en france car j’y ai vécu des moments incroyables comme des instants galères comme tous les jeunes de mon âge! mais aujourd’hui oui pour moi ma vie c’est noix de coco et rhum vanille, je me sens en paix avec moi-même, j’ai un boulot de rêve dans un cadre magnifique, on me dit que j’ai de la chance , je l’assume et je suis fière de mon pays sans lequel aujourd’hui je ne vivrai pas une vie aussi paisible sous les cocotiers! quand on veut on peut!

  2. Trés bon article, et aussi trés réaliste, j’ai adoré. Je dresse plus ou moins le même bilan 2 ans après avoir quitté l’école.

  3. très bon article! j’aurai pu l’écrire (pas aussi bien du tout c’est sur) et mis a part 2/3 détails je me retrouve dans tout.. je ne me comprends pas mieux (ni les autres d’ailleurs) mais au moins.. je ne suis pas seul! merci :)

  4. Ah je sens que je vais mettre ton blog direct dans mes favoris! Cette rétrospection des premières années de la 20aine je pourrais aussi là faire, 24 ans, tout juste sortie de mes études, 4 années à l’étranger et le retour en France pour la galère de la recherche de job, heureusement pour la partie « couple » j’ai rencontré ma moitié au lendemain de mes 20 ans. Les geekeries qu’on adore tous et que nos parents ont du mal à comprendre. Pour les amis l’écrémage a aussi eu lieu mais aujourd’hui j’ai des contacts aux quatres coins de la planète. Globalement la leçon de ces quatres année de vingtaine c’est que le monde a mille choses à nous offrir mais qui demande de se saigner et de vendre père et mère (contactez moi si vous en cherchez des neufs, très peu servi) pour en profiter sans cette boule au ventre et la crainte du lendemain. J’aurai presque de quoi écrire un article aussi on dirait, en tout cas merci pour le tien.

    • Courage ! Même si les difficultés pour entrer dans l’âge adulte sont nombreuses, heureusement il y a aussi beaucoup de joies. Avec tes 4 années à l’étranger, tu as une expérience inestimable. Garde confiance en toi, c’est le plus important :)

  5. Même si je vis dans une société différente de la tienne, je m’y retrouve parfaitement, à la limite c’est effrayant comment tous les jeunes du monde ont plus ou moins le même parcours et les mêmes expériences

  6. On se dit tellement qu’il faut faire comme les autres (les parents, les amis, les cousins) pourtant, a force de faire du copier coller, on se perd…habille-toi bien, faut faire ceci, c’est mieux cela…franchement!! …..bref lol j’ai trop aime ton article! Ca me touche carrément, je pensais que j’étais le seul a vivre la crise du premier quart de vie, mais im not alone!!!

  7. Rempli de bon sens, et de réalisme (un tout petit peu pessimiste!). Homme ou femme se retrouve dans tes mots. Perso j’ai fais le choix a 25 ans justement de tout plaqué, de vivre une vie pleine de « bon sens » et de voyage. C’est dur mais si tu t’écoute, les choses coulent de source. « O mondo e difficil mas sourria Geekette! » Enjoy!

    • Tu as eu le courage que beaucoup n’ont pas. Je connais plusieurs personnes autour de moi qui l’ont eu aussi. Quant à moi, je suis assez optimiste de nature en fait :) Ce texte n’est pas basé à 100% sur moi. Bcp de choses que j’ai entendues y sont aussi retranscrites ^^ Je reconnais que j’ai cette envie de voyager en moi. Je le ferai bien un jour mon road trip hihihi

  8. Bravo pour ton article… J’ai rigolé, puis je me suis rendu compte que c’était moi, plus ou moins, et mes amis, aussi. Ton article sur la génération Y est aussi très bien. Merci d’avoir su mettre des mots, pour tous, sur ce qu’on vit aujourd’hui.

  9. Très très juste, ça pose les mots sur plein de choses que je pense mais que je ne savais pas comment formuler.
    J’aurais aimé voir davantage de choses sur la partie Drame sentimentale, qui personnellement, m’a bien foutu un coup au moral, et qui fait que je suis complètement perdue. Comment rebondir quand on avait l’impression que tout allait bien, le boulot (cdd) trouvé, le petit ami qui s’engage, vous tire vers le haut… commence (!) à parler bébé… puis se fait la malle avec une autre…?

    Ce qui enchaine avec l’autre paragraphe… comprendre que tu travailles pour etre fier de toi, et non plus pour la société, tes parents… pour être admirée par le petit-ami… qui s’en fout car il est désormais avec une autre…
    D’où l’enchainement sur le cynisme, la prise de recul, et le manque de confiance, car on perd de son romantisme, on y croit plus, et on se demande comment les amis (quand ils prennent encore de vos nouvelles!), les cousins, etc, ont fait pour avoir une vie linéaire, parfaite : job, couple, bébé, le chien, les vacances, les grands voyages qu’ils peuvent se permettre car ils ont plein de sous. Enfin, c’est surtout la face émergée de l’iceberge, que ‘lon voit lors des fêtes de familles. On ne voit surement pas les galères et leurs pensées intimes.
    Désolée, j’ai été longue, cet article m’a interpellée. Et ca nous fait du bien. Merci.

    • Sarah, ton texte m’a bcp touchée. Comme toi, et comme la majorité d’entre nous, j’ai connu quelques galères amoureuses qui m’ont vraiment fait souffrir. Et cette sensation que tous les autres ont une vie parfaite, c’est humain. Dis toi que tu renvoies sûrement la même impression. C’est un jeu de rôle. Tout le monde se présente sous son meilleur jour et au final, tout le monde doute mais on se croit tjrs seul. Courage ! :)

  10. Très juste et bien écrit !
    Et si je peux donner une petite note « d’espoir », j’ai rencontré mon mari par ce qui aurait pu être un coup d’un soir en « faisant la fête comme une débile »!

  11. Magnifique ! Tellement réaliste et révélateur de la jeunesse actuelle (la mienne en tout cas). Je me retrouve dans tes paroles et je réalise, qu’au moins, je ne suis pas la seule à m’être fait ces réflexions.

  12. tres realiste sauf… « un carre de chocolat » en regardant une serie? « un carre »? Mais emfin, quand personne nest la pour juger, cest la tablette qui y passe ;)

  13. Article très bien écrit!
    Pour quelqu’un comme moi qui vient tout juste d’y passer, je m’y retrouve également!

    Préviens nous quand tu vas ouvrir ton bar flottant sur noix de coco à l’île Maurice!

  14. ouupss!
    Même histoire qui se répète avec la majorité des jeunes du monde!
    On vit la même galère que ceux qui détiennent le pouvoir nous en créent. Un système d’enseignement qui piège nos envies, qui choppe notre jeunesse. Pourquoi fallait-il 24 ans pour qu’on aille un diplôme qui ne vaut rien de rien. Finalement tu te trouves obligé de choisir entre une vie matérialiste et une vie émotionnelle. Jamais les deux!
    Pourquoi la vie, est-elle si difficile, alors que nos grands-parents nous en disaient le contraire. Ouais! eux ils ont vécu dans la simplicité, là où, sans suivre 18 ans d’études, on a droit à vivre. Eux ils vivaient, goûtaient, leurs vie heure par heure, minute par minute et instant par instant. Ils n’étaient pas obligés de faire leur « home-work » que leur prof demandait!
    Et NOUS!! Nous sommes que des esclaves de ce nouveau système!
    Un système où tout est paramétré par ceux qui détiennent le pouvoir!
    Mais oui!
    J’ai envie de parler plus mais … j’ai pas envie :v

  15. Je vais m’efforcer de ne pas répéter bêtement ce qui a déjà été dit plus haut dans les commentaires mais bravo pour cet article qui est assez bon pour donner l’impression qu’en effet n’importe qui d’entre nous aurait pu l’écrire. Mais justement, toi, tu as pris le temps de le faire et avec une extrême finesse (juste, percutant et la dose d’humour qu’il faut sur un sujet qui est néanmoins bien réel) en répertoriant de manière organisée les nombreuses questions qui, précisément, peuvent se révéler être assez confuses à bien des égards. Félicitations !

  16. A quelques détails près, c’est mon expérience qui est ainsi couchée. Six ans à l’étranger, le retour heureusement pas très difficile, premier job et les difficultés sentimentales et relationnelles, je ne sais plus vraiment ou j’en suis. J’espère qu’il y a une fin pour ça

  17. J’applaudies grandement des deux mains! un article superbe, qui se lit avec fantaisie, et où on se retrouve. Je pense que sans le vouloir, finalement, tu as mis le doigt sur un cas générationnel :) Au moins, je peux glisser cet article à mes parents, et leur dire « voilà, ça c’est ma vie, maintenant, laissez- moi tranquille ;) »

    • C’est amusant de croire que c’est générationnel. C’est malheureusement transgénérationnel. La société est un Ogre et ça ne date pas d’hier.

      En tout cas superbe article qui résume bien la fin de premier quart de siècle qui prête à sourire (c’est pas forcément ce qui arrive le plus souvent en ce moment ;-) )

  18. Hey,
    Ton article est non seulement vrai, mais la légèreté avec laquelle tu écris m’a encore plus fait apprécier sa lecture. Je me vois dans presque tous les points que tu développes. Ma soeur m’a envoyé cet article après avoir, sur les conseils de ma mère, démissionné de mon poste actuel (software developer aux US). La pression, et la dépression, n’en valait tout simplement pas le coup. Donc après 5 ans d’études supérieures, un diplôme d’ingénieur et un master de physiques appliquées je plaque tout pour me tourner vers le domaine littéraire. Un revirement à 180 degrés que personne, même pas moi, ne prévoyais. Mais avant de retourner sur le vieux continent, un arrêt par la Louisiane et les French Quarter de la Nouvelle Orléans s’impose (oui, suivre les traces du jazz est un rêve universel). J’attends, comme tu peux l’imaginer, avec appréhension les commentaires de mes amis ingénieurs et de ma famille (7 pharmaciens tout de même). En tout cas ton article m’a bien fait fait rire.

    Merci

      • Bonjour Pebz,
        Je propose:
        – de ne pas espérer des politiques (penser bottom-up)
        – de s’investir dans l’associatif (ex. asso « Sortir sans tunes à Paris »).
        – de sortir du narcissisme.
        – de sortir du consensus sympathique quand on fait des commentaires sur le Web.
        – d’arréter de faire des video pour Youtube quand il y a un accident mais de porter assistance aux victimes.
        – de prendre conscience que ce qu’on appelle « la crise » laissant supposer qu’il y aura une fin) est en fait une mutation économique.

  19. Pingback: J’ai testé : les 5 premières années de la vingtaine | 1 regard 9·

  20. Moi qui me sentais incomprise, c était sans doute trop prétentieux … Génial ton article !!! Ne m étant jamais senti la fibre de l écriture , merci de l avoir si bien exprimé :).

  21. En relisant ton texte, il me vient tout de même une question: qu entends tu par « Pourtant, sans tout envoyer en l’air, trouver des solutions pour te sentir libre est assez simple. Encore faut-il oser te lancer. » As-tu des exemples plus concrets, où on envoie pas tout en l air :s? Merci!!

    • Oh il y a sûrement plein de solutions. En ce qui me concerne, j’ai fait le choix de ne pas suivre une voie classique. Quand je compare avec mes potes qui n’aiment pas leur travail, se trouvent déjà coincés à 25 ans, métro-boulot-dodo et qui veulent tout plaquer, je me dis que j’ai trouvé un juste milieu :)

  22. Quel triste état des lieux… fort pessimiste je ne m’y retrouve pas du tout. Il s’agit aussi de prendre la vie du bon côté et de suivre son propre chemin, pas obligé de rentrer dans le moule surtout si c’est pour connaître tant de désillusions… !

    • Je comprends que le texte puisse être vu comme pessimiste. Pourtant, c’est au contraire un hymne à sortir du moule :) Personnellement, je n’en fais pas partie et je suis très heureuse ^^

  23. j’aime beaucoup! les mots sont bien choisis et nous concernent tous c est sympas, es tu nee le 2 oct?
    http://www.huffingtonpost.com/2013/11/14/jason-silva-shots-of-awe-existential-bummer_n_4269849.html
    j ai aussi longtemps chercher la liberté, et je me suis rendue compte que c est peut etre une ilusion, car jai limpression que pour etre libre on peut se detacher de tout sauf de lamour des autres, on rendrais triste ceux qui nous aime…du coup c est un dileme, c est comme ca que je le vois, en tout cas moi jai choisis de vivre a l etranger et de creer ma propre société, deux grands challenges qui sont ma liberté! et du coup je suis heureuse aussi :) belle soirée xx Marie

  24. Pensees tres realistes qui m’ont ramenees quelques annees en arriere… mais qui compte:) L’essentiel c’est de profiter de ces annees qui dicteront ta vie, en faisant confiance a tes decisions, meme si elles font peur a tes proches ou qu’ils ne comprennent pas. Dans tous les cas, la vie est parchemee de hauts et de bas et il faut savoir s’adapter, oser refuter le status quo et prendre de risques calcules. J’ai pleine confiance que la plupart de vous vous y retrouverez, et accepterons la realite: rien n’est parfait a 100% au meme moment. Profitez des aspects positifs et faites les durer le plus longtemps possible:) Isabelle

  25. C’est drôle, j’ai toujours l’impression d’être en décalage avec ce que tu vis, il y a 3 ans, je partageais mes angoisses est-ce que je dois aller en école de commerce ou pas. Et 3 ans plus tard, je retombe par hasard sur cette article en tapant crise de la vingtaine dans Google. A l’époque, je n’était pas touché par le phénomène et maintenant je suis en plein dedans ! ^^

  26. Pingback: La crise de la vingtaine ou la difficulté des périodes de transition·

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